La lutte contre le moustique Aedes Aegypti en Guadeloupe

Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

 
 
Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

Les indicateurs de surveillance en ville et à l’hôpital sont en diminution depuis quatre semaines mais restent au-dessus du seuil épidémique. Cette tendance est à confirmer les prochaines semaines compte tenu de la période des fêtes et de la fermeture de cabinets médicaux. L’épidémie se poursuit sur l’archipel. Le sérotype circulant majoritairement reste le
DENV-2, avec une co-circulation des sérotypes DENV-1 et DENV-3.

> Le bulletin de santé publique de surveillance de la dengue 01-2021 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,08 Mb

Le nombre de cas cliniquement évocateurs de dengue avoisine les 200 cas rapportés chaque semaine, contre près de 600 en moyenne les quatre semaines précédentes (2020-47 à 2020-50). Malgré cette tendance à la baisse, ces valeurs restent néanmoins au dessus de seuil épidémique.

Depuis le début de l’épidémie (semaine 2019-42), près de 22 800 cas cliniquement évocateurs de dengue ont été estimés en médecine de ville.

Répartition géographique

Au cours des quatre dernières semaines (2020-48 à 2021-01), près de 800 cas cliniquement évocateurs de dengue ont consulté un médecin généraliste.
Aucune commune ne présente un taux d’incidence supérieur à 100 cas pour 10 000 habitants contrairement aux 4 semaines précédentes. La commune de Petit-Bourg présente le taux d’incidence le plus élevé de l’archipel (89 cas pour 10 000 hab.) suivie des communes de Saint-François(71), Grand-Bourg (57), Vieux-Habitants (52) et Gosier (50).
Dix communes ayant un médecin sentinelle ne rapportent aucun cas clinique de dengue au cours des quatre dernières semaines : Pointe-Noire, Bouillante, Goyave, Capesterre-Belle-Eau, Baie-Mahault, Les Abymes, Morne-à-l’eau, Moule, La Désirade et Saint-Louis. Dans les autres communes de l’archipel, le taux d’incidence de cas cliniques de dengue oscille entre 7 cas (Anse-Bertrand) et 34 cas (Petit-Canal) pour 10 000 habitants.

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Surveillance des passages aux urgences et hospitalisations

Ce début d’année (2021-01) a marqué par une diminution du nombre hebdomadaire de passages aux urgences pour suspicion de dengue avec 13 passages contre, en moyenne 25 passages hebdomadaires au mois de décembre dernier (2020-49 à 2020-53).

Parmi ces 13 passages, aucun n’a été suivi d’une hospitalisation. Après un pic observé fin octobre (2020-44, 66 passages), la tendance à la diminution se poursuit.
Depuis le début de l’épidémie (2019-42), 1 133 passages aux urgences ont été recensés. Parmi ceux-ci, 38 % concernaient des patients âgés de moins de 15 ans, 42 % de 16 à 44 ans, 15 % de 45 à 64 ans et 5 % de plus de 65 ans. Parmi ces passages, près de un sur cinq a été suivi d’une hospitalisation.

Surveillance des formes graves et des décès

Depuis le début de la surveillance des cas graves et des décès déployée en 2019, trois cas graves ont été signalés par les
services de réanimation du CHU et du CHBT dont deux sont décédés. Les décès sont survenus en septembre (2020-37) et en
décembre (2020-51). Les deux décès ont été évalués par les cliniciens comme directement liés à la dengue

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Les bons réflexes à adopter pour éliminer les larves de moustique chez soi

> Éliminer les endroits ou l'eau peut stagner : petits détritus, encombrants, déchets verts ... Les pneus usagers peuvent être remplis de terre, si vous ne voulez pas les jeter.

> Changer l'eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer les soucoupes des pots de fleur, remplacer l'eau des vases par du sable humide.

> Couvrir les réservoirs d'eau (bidons d'eau, citernes, bassins) avec une voile moustiquaire ou un simple tissu.

> Éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant les herbes hautes et les haies. Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux. Réduire les sources d'humidité (limiter l'arrosage) et entretenir le jardin.

> Contrôler les gouttières et les regards d'eaux pluviales pour que l'eau n'y stagne pas.

Comment se protéger des piqures ?

> Appliquer sur la peau des produits anti-moustique, surtout la journée : demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant toute utilisation, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

> Porter des vêtements couvrants et amples.

> Les bébés peuvent dormir sous une moustiquaire imprégnée.

> Utiliser des diffuseurs d'insecticides à l’intérieur et des serpentins à l'extérieur.

> Si besoin, allumer la climatisation : les moustiques fuient les endroits frais.

 

Pourquoi les moustiques aiment-ils vivre près de nos maisons ?

Près de nos maisons, les moustiques trouvent :

- de la nourriture pour leurs œufs en nous piquant,

- des endroits pour pondre dans les eaux stagnantes,

- des lieux de repos à l'ombre des arbres.

Le moustique Aèdes aegypty est fortement affilié à l'homme et il vit au plus près de chez nous. Il se déplace peu.

Il a besoin de petites quantités d'eau stagnante pour se développer : des soucoupes de pots de fleurs, des vases et tout récipient contenant de l'eau.

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d'éliminer durablement les moustiques.

La limitation des lieux de ponte et de repos permet de réduire le risque d’épidémie.

Protégez-vous : la dengue