La lutte contre le moustique Aedes Aegypti en Guadeloupe

Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

 
 
Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

L’ensemble des indicateurs de surveillance de la dengue sont à des niveaux bas, aussi bien en médecine de ville qu’en milieu hospitalier. Le nombre de consultations médicales pour suspicion de dengue rapporté chaque semaine est inférieur au seuil saisonnier depuis quatre semaines.

> Le bulletin de santé publique de surveillance de la dengue 04-2021 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,00 Mb

Le nombre de cas cliniquement évocateurs de dengue rapporté chaque semaine est passé sous le seuil saisonnier depuis quatre semaines avec, en moyenne une cinquantaine de cas estimés par semaine.

Depuis le début de l’épidémie, en octobre 2019, près de 23 690 cas cliniquement évocateurs de dengue ont été estimés en médecine de ville.

Répartition géographique

Au cours des quatre dernières semaines près de 200 cas cliniquement évocateurs de dengue ont consulté un médecin généraliste. La commune de Baie-Mahault présente le taux d’incidence le plus élevé de l’archipel (46 cas pour 10 000 habitants).
Onze communes ayant au moins un médecin sentinelle ne rapportent aucun cas cliniquement évocateur de dengue au cours des quatre dernières semaines. Dans les autres communes de l’archipel, le taux d’incidence de cas cliniques de dengue oscille entre 1 cas (Sainte-Anne) et 30 cas (Capesterre de Marie-Galante) pour 10 000 habitants.
NB: Sept communes sont actuellement dépourvues de médecins sentinelles (Deshaies, Saint-Claude, Gourbeyre, Trois-Rivières, Vieux-Fort et l’archipel des Saintes)

2021-03-25 17_51_12-2021_04_PE_Dengue_GC_IDN_SpFAntilles.pdf - Foxit Reader

Aucun nouveau foyer* épidémique de dengue n’a été identifié sur l’archipel depuis fin décembre.

Surveillance des passages aux urgences et hospitalisations

L’activité dengue à l’hôpital est faible avec, depuis quatre semaines , moins de deux passages aux urgences pour suspicion de
dengue rapportés chaque semaine.
Néanmoins, sur cette même période, trois hospitalisations consécutives à ces passages ont été enregistrées.
Depuis le début de l’épidémie (2019-42), 1 177 passages aux urgences ont été recensés. Parmi ceux-ci, 38 % concernaient des patients âgés de moins de 15 ans, 42 % de 15 à 44 ans, 15 % de 45 à 64 ans et 5 % de 65 ans et plus. Parmi ces passages, près de un sur cinq a été suivi d’une hospitalisation.

Surveillance des formes graves et des décès

Depuis le début de la surveillance des cas graves et des décès déployée en 2019, trois cas graves ont été signalés par les services de réanimation du CHU et du CHBT dont deux sont décédés. Les décès sont survenus en septembre (2020-37) et en décembre (2020-51). Les deux décès ont été évalués par les cliniciens comme directement liés à la dengue.

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Les bons réflexes à adopter pour éliminer les larves de moustique chez soi

> Éliminer les endroits ou l'eau peut stagner : petits détritus, encombrants, déchets verts ... Les pneus usagers peuvent être remplis de terre, si vous ne voulez pas les jeter.

> Changer l'eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer les soucoupes des pots de fleur, remplacer l'eau des vases par du sable humide.

> Couvrir les réservoirs d'eau (bidons d'eau, citernes, bassins) avec une voile moustiquaire ou un simple tissu.

> Éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant les herbes hautes et les haies. Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux. Réduire les sources d'humidité (limiter l'arrosage) et entretenir le jardin.

> Contrôler les gouttières et les regards d'eaux pluviales pour que l'eau n'y stagne pas.

Comment se protéger des piqures ?

> Appliquer sur la peau des produits anti-moustique, surtout la journée : demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant toute utilisation, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

> Porter des vêtements couvrants et amples.

> Les bébés peuvent dormir sous une moustiquaire imprégnée.

> Utiliser des diffuseurs d'insecticides à l’intérieur et des serpentins à l'extérieur.

> Si besoin, allumer la climatisation : les moustiques fuient les endroits frais.

 

Pourquoi les moustiques aiment-ils vivre près de nos maisons ?

Près de nos maisons, les moustiques trouvent :

- de la nourriture pour leurs œufs en nous piquant,

- des endroits pour pondre dans les eaux stagnantes,

- des lieux de repos à l'ombre des arbres.

Le moustique Aèdes aegypty est fortement affilié à l'homme et il vit au plus près de chez nous. Il se déplace peu.

Il a besoin de petites quantités d'eau stagnante pour se développer : des soucoupes de pots de fleurs, des vases et tout récipient contenant de l'eau.

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d'éliminer durablement les moustiques.

La limitation des lieux de ponte et de repos permet de réduire le risque d’épidémie.

Protégez-vous : la dengue