La lutte contre le moustique Aedes Aegypti en Guadeloupe

Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

 
 
Epidémie de dengue : protégez-vous des moustiques

Il faut continuer à se protéger des moustiques. Après une baisse en avril, le nombre évocateurs estimé de cas augmente depuis début mai, avec près de 160 cas estimés la première semaine et 180 cas la deuxième, valeurs supérieures au seuil épidémique.

En Guadeloupe, depuis le début de l’épidémie, mi octobre 2019, près de 8 240 cas cliniquement évocateurs estimés de dengue ont été vus en médecine de ville.

Au cours des quatre dernières semaines, près de 580 cas cliniquement évocateurs de dengue ont consulté un médecin généraliste.

Répartition géographique

Les communes les plus impactées, celles dont l’incidence cumulée est la plus élevée sont : Petit Bourg, Le Gosier, Saint-François et Bouillante.
La commune de Vieux-Habitants présente désormais une incidence comprise entre 20 et 40 cas pour 10000 habitants tandis que neuf communes (la Désirade, Petit-Canal,  Le Moule, Pointe-à-Pitre,  Sainte-Rose, Baillif, Basse-Terre, et Les Saintes) ont des incidences à moins de vingt cas pour 10000 habitants.
Treize communes sur les 32 de l’archipel ne rapportent aucun cas cliniquement évocateur de dengue. Cinq sont communes actuellement dépourvues de médecins sentinelles.

Dengue

Chacun peut contribuer à lutter contre le virus en tuant les moustiques de sa maison. La pulvérisation d’insecticide à grande échelle, outre qu’elle est mauvaise pour l’environnement, n’est pas efficace. Le moustique Aedes aegypti résiste désormais à la lutte vectorielle.

> Le bulletin de santé publique de surveillance de la dengue 10-2020 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,03 Mb

Tous les bulletins de surveillance sanitaire

Les bons réflexes à adopter pour éliminer les larves de moustique chez soi

> Éliminer les endroits ou l'eau peut stagner : petits détritus, encombrants, déchets verts ... Les pneus usagers peuvent être remplis de terre, si vous ne voulez pas les jeter.

> Changer l'eau des plantes et des fleurs une fois par semaine ou, si possible, supprimer les soucoupes des pots de fleur, remplacer l'eau des vases par du sable humide.

> Couvrir les réservoirs d'eau (bidons d'eau, citernes, bassins) avec une voile moustiquaire ou un simple tissu.

> Éliminer les lieux de repos des moustiques adultes en débroussaillant les herbes hautes et les haies. Ramasser les fruits tombés et les débris végétaux. Réduire les sources d'humidité (limiter l'arrosage) et entretenir le jardin.

> Contrôler les gouttières et les regards d'eaux pluviales pour que l'eau n'y stagne pas.

Comment se protéger des piqures ?

> Appliquer sur la peau des produits anti-moustique, surtout la journée : demander conseil à son médecin ou à son pharmacien avant toute utilisation, surtout en ce qui concerne les enfants et les femmes enceintes.

> Porter des vêtements couvrants et amples.

> Les bébés peuvent dormir sous une moustiquaire imprégnée.

> Utiliser des diffuseurs d'insecticides à l’intérieur et des serpentins à l'extérieur.

> Si besoin, allumer la climatisation : les moustiques fuient les endroits frais.

 

Pourquoi les moustiques aiment-ils vivre près de nos maisons ?

Près de nos maisons, les moustiques trouvent :

- de la nourriture pour leurs œufs en nous piquant,

- des endroits pour pondre dans les eaux stagnantes,

- des lieux de repos à l'ombre des arbres.

Le moustique Aèdes aegypty est fortement affilié à l'homme et il vit au plus près de chez nous. Il se déplace peu.

Il a besoin de petites quantités d'eau stagnante pour se développer : des soucoupes de pots de fleurs, des vases et tout récipient contenant de l'eau.

Les produits anti-moustiques (insecticides et répulsifs) ne permettent pas d'éliminer durablement les moustiques.

La limitation des lieux de ponte et de repos permet de réduire le risque d’épidémie.

Protégez-vous : la dengue