Le plan ORSEC Volcan

 
 
Le plan ORSEC Volcan

Le plan ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile Volcan définit les mesures à prendre face au risque volcanique. Il est organisé autour de 4 scénarios qui entrainent des actions adaptées et proportionnées pour assurer la sécurité de la population. Présentation.

La Soufrière est un volcan vivant. Son activité est ponctuée d’éruptions essentiellement phréatiques qui provoquent l’expulsion violente d’eau du sol, pouvant engendrer des projections de blocs de pierre, des retombées de cendres, des coulées de boue et des glissements de terrain.

La dernière éruption phréatique connue est celle de 1976. Elle avait entraîné l’évacuation de la population résidant autour du Volcan.

Pour faire face à ce type de situation, les services de l’État ont élaboré, avec les scientifiques, les services de sécurité, de secours et de santé, les opérateurs de réseaux ainsi que les mairies concernées, un plan ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile Volcan. (ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile : Organisation de la Réponse de Sécurité Civile).

Ce plan a été mis à jour en 2018. L’objectif est maintenant que chaque acteur du plan se prépare en application des préconisations de celui-ci, au même titre que pour le risque cyclonique.

Les 4 scénarios du Plan ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile Volcan

  • Scénario zéro : Pas d’éruption mais observation de phénomènes associés à la Soufrière comme l’augmentation des fumerolles, la projection de boue, l’émanation de gaz toxiques…

C’est la situation actuelle qui a amené les autorités à élargir le périmètre de sécurité sur le dôme de la Soufrière, pour protéger les randonneurs.

Les 3 autres scénarios du Plan Volcan concernent des phases où le volcan entre en éruption :

  • Scénario 1 : une éruption avec des pics d’activité et des périodes d’accalmie ;
  • Scénario 2 : une éruption avec un développement lent et progressif, dont le paroxysme a lieu en fin d’évènement ;
  • Scénario 3 : une éruption, avec un développement rapide dont le paroxysme a lieu au début de l’évènement.

Pour ces 3 derniers scénarios, les nuisances envisageables sont les mêmes : risque d’explosions avec des projections de blocs de pierre, coulées de boues, éboulements de terrain ...

En fonction de ces nuisances, des mesures adaptées et proportionnées seront prises afin d’assurer la sécurité de la population. Une éventuelle évacuation obéirait nécessairement à un phasage défini par la préfecture en lien avec les mairies et l’OVSG, auquel devraient se conformer les habitants.

Globalement, les communes susceptibles d'être évacuées sont : Baillif, Basse-Terre, Bouillante, Capesterre-Belle-Eau, Gourbeyre, Saint-Claude, Trois-Rivières, Vieux-Fort, Vieux Habitants.

Le plan ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile Volcan prévoit que chacune de ces communes doit conclure un jumelage avec une commune d’accueil non exposée au risque volcanique. Elles doivent également identifier des points de regroupement où les sinistrés non véhiculés pourront être pris en charge. En lien avec les services de secours et de santé, des dispositions sont également prises pour l’évacuation des personnes vulnérables et des patients hospitalisés.

> Dispositions spécifiques ORSECOrganisation de la Réponse de Sécurité Civile de la Guadeloupe _ Phénomènes volcaniques - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,92 Mb