Lutter contre les drogues et les conduites addictives

 
 
Lutter contre les drogues et les conduites addictives

La mission de lutte contre la toxicomanie, devenue en 2014 la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), répond à la nécessité de coordonner une politique publique par nature interministérielle.

Au plan international et dans le cadre de l’Union Européenne, la MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives coordonne en lien étroit avec le cabinet du Premier ministre, et avec l’appui du Secrétariat général des affaires européennes et du ministère des Affaires étrangères et européennes, les positions françaises au sein des instances internationales en charge des questions de lutte contre les drogues et les toxicomanies.

Dans les départements, la MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives anime et soutient les efforts des partenaires publics dans tous les domaines de la lutte contre les drogues et les toxicomanies. En concertation avec ces acteurs, elle impulse et accompagne des expériences innovantes. Pour relayer l’action nationale sur le terrain, la MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives dispose dans les départements d’un réseau de chefs de projets nommés au sein du corps préfectoral, dont certains recourent, le cas échéant, à l’expertise de centres de ressources régionaux.

Dirigée par une présidente (Madame Danièle JOURDAIN-MENNINGER, nommée le 12 septembre 2012) assistée d’un délégué, la Mildeca dispose pour son fonctionnement de personnels issus des différents départements ministériels.
Une lettre de mission adressée par le Premier ministre fixe les grandes orientations qui devront guider l’action de la présidente de la Mildeca. Ces orientations sont regroupées dans le plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017.

La compétence de coordination de la MILDECA s’étend à l’ensemble des addictions avec ou sans produit, et sur l’ensemble des domaines de la politique publique. 

La MILDECA accompagne les partenaires publics, institutionnels et associatifs de la politique publique dans la mise en œuvre des orientations, en leur apportant un soutien méthodologique ou financier.

Au plan international, la MILDECA contribue, en lien étroit avec le Secrétariat général des affaires européennes et le ministère des Affaires étrangères, à l’élaboration des positions françaises en matière de lutte contre les drogues et les conduites addictives. Elle fait valoir à l’étranger l’approche globale et intégrée de la France.

Un réseau pour relayer les orientations sur le territoire national

Dans chaque préfecture, la MILDECA peut s’appuyer sur un chef de projet chargé de relayer son action. Le chef de projet élabore un programme pluriannuel et interministériel fixant les axes prioritaires à mettre en œuvre au regard des orientations du plan gouvernemental et du contexte local.

Deux opérateurs pour appuyer son action

La MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives finance deux groupements d’intérêt public :

  •  L’observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), qui assure l’observation des produits consommés comme des habitudes de consommation desdits produits.
  •  Le centre interministériel de formation anti-drogue (CiFAD), installé à Fort-de-France, qui est chargé de conduire des actions de formation et de coopération pour renforcer les capacités des administrations des États situés le long de la route de la cocaïne.

Des leviers financiers en adéquation avec les enjeux

La MILDECAMission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives dispose de crédits dédiés au sein du programme « Coordination du travail gouvernemental » du budget de l’État. Ces crédits lui permettent d’impulser et de coordonner l’action des ministères concernés dans son champ de compétences.

Elle gère en outre le fonds de concours alimenté par le produit des avoirs criminels confisqués dans les affaires de stupéfiants. Les crédits sont affectés aux services qui luttent contre le trafic et aux actions de prévention.

Le plan gouvernemental présente 5 grandes priorités :

  •  Prévenir, prendre en charge et réduire les risques
  •  Intensifier la lutte contre les trafics
  •  Mieux appliquer la loi
  •  Fonder les politiques de lutte contre les drogues et les conduites addictives sur la recherche et la formation
  •  Renforcer la coordination des actions sanitaires nationales et internationales.

Ce plan quinquennal est décliné en deux plans d’actions biannuels 2013-2015 et 2015-2017 ; le premier plan biannuel a été publié en début d’année 2014.
Les populations des Départements d’Outre-Mer (DOM ) font partie des publics prioritaires du plan à côté des jeunes, des femmes et notamment les femmes enceintes, des travailleurs pauvres, chômeurs et précaires.
Pour mettre en œuvre ce plan, la MILDECA s’appuie sur des “chefs de projet MILDECA” nommés majoritairement parmi les directeurs de cabinet des préfets, en région. En Guadeloupe, l’équipe chargée d’assurer la déclinaison de ce plan est donc placée sous l’autorité du Préfet.
La Préfecture travaille depuis de nombreuses années de façon dynamique et complémentaire avec l’Agence Régionale de Santé (ARS ) de la Guadeloupe, acteur incontournable de la politique relative aux addictions.

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Pour en savoir plus : http://www.drogues.gouv.fr/