25 novembre 2018 - Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

 
 
25 novembre 2018 - Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

La Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est relayée en Guadeloupe par des actions de sensibilisation autour de la date du 25 novembre. Programme et infos utiles.

La lutte contre les violences faites aux femmes en Guadeloupe

Si la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes est officiellement célébrée le 25 novembre, elle est relayée, en Guadeloupe, par différentes actions de sensibilisation mises en œuvre par les pouvoirs publics ainsi que des associations de femmes et de familles, sous l’égide de la délégation régionale aux Droits des Femmes et à l’Égalité.

Cliquez sur l'image pour afficher le programme complet

> Programme JIF VIOLENCE 2018 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,12 Mb

forces
exposition SFG 2018 affiche definitive (2)
conférence débat
     

Les violences faites aux femmes sont massives, largement répandues au sein de notre société. Elles n’épargnent aucun milieu, aucun territoire, aucune génération. Partout, elles perpétuent les inégalités et la domination. 

Infos utiles :

> 3919 « Violences Femmes info » c’est le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de violences.

> En Guadeloupe, pour une information et un accueil de proximité, les femmes peuvent joindre le 0 800 39 19 19 du lundi au vendredi de 8h à 16h. Cet accueil téléphonique est géré par l'association Initiative Eco.

> Le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDDF) assure également une permanence téléphonique, du lundi au vendredi, de 8h à 16h au 05 90 82 52 92.

> http://www.stop-violences-femmes.gouv.fr/ c’est le site internet pour les femmes victimes de violence et pour les professionnel(le)s à la recherche d’informations sur cette thématique.

Les chiffres 2017 / 2018 en Guadeloupe et îles du Nord

Selon les services de police et de gendarmerie en Guadeloupe, du 1er janvier au 31 octobre 2018 :

> 1326 femmes ont été victimes de violences physiques, contre 1164 en 2017 sur la même période ;

> 543 femmes ont fait l’objet de menaces ou chantages contre 528 en 2017 ;

>6 femmesont été séquestrées en 2018 contre 16en 2017 ;

>51 femmes majeures ont été victimes de viols contre 48en 2017 ;

> 64 viols ont été perpétrés sur des mineures contre73 en 2017 sur la même période ;

> 63 cas de harcèlements sexuels et autres agressions sexuels ont été enregistrés contre des femmes majeures contre 35 en 2017 ;

> 76 harcèlements sexuels et autres agressions sexuels contre des mineures, contre 77en 2017  ;

> Il y a eu 8 tentatives d’homicides à l’encontre des femmes et 8 en 2017.

La mobilisation sur le terrain des associations et des pouvoirs publics (justice, police et gendarmerie…) a permis de réduire les cas de violences perpétrées à l’encontre des femmes entre 2017 et 2018. Un guide Info-femmes spécifique à l’archipel a été conçu par la commission « violences faites aux femmes », dans le cadre du Conseil départemental de la prévention de la délinquance. Ce document est téléchargeable via le lien suivant : http://bit.ly/2B9KuJH , sur le site internet de la préfecture : www.guadeloupe.pref.gouv.fr

Les origines du 25 novembre

La journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a été instituée le 17 décembre 1999 par l’assemblée générale de l’organisation des Nations Unies qui a retenu la date du 25 novembre, rappelant notamment que la violence à l’égard des femmes découle des inégalités dans les rapports sociaux entre les sexes. Dans sa feuille de route pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la Commission européenne a décrit six domaines prioritaires, parmi lesquels figure notamment "l’éradication de toute forme de violence fondée sur le genre". Parmi ces différentes formes de violence se trouvent le viol et autres agressions sexuelles, le mariage forcé, les mutilations sexuelles, les violences sexistes et sexuelles au travail (loi sur le harcèlement sexuel adoptée par le Parlement en juillet 2012), la prostitution, et le harcèlement sexiste dans les lieux publics.

L'action de l'État

   
campagne réagir

En France, cette problématique s’inscrit dans une démarche interministérielle. Le gouvernement souhaite que tous les ministères s’impliquent et définissent une stratégie sur les violences afin que cette politique publique soit relayée par l’ensemble des services de l’État. Lors de son discours du 25 novembre 2017, le Président de la République a donné une nouvelle impulsion en déclarant l’égalité

entre les femmes et les hommes grande cause nationale du quinquennat. Il a énoncé les mesures gouvernementales portant sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles. L’un des enjeux est de diminuer la tolérance de la société aux propos et comportements sexistes, tous domaines et secteurs confondus.

En 2018, le Premier ministre et la secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes ont donné la priorité à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

   

C’est pour répondre à cet enjeu vital que la campagne de communication « Réagir peut tout changer » a été lancée le 30 septembre. Destinée à l’entourage des victimes et aux témoins de violences sexistes et sexuelles, elle appelle à la mobilisation de chacun.

Retrouvez plus d’informations sur la campagne en cliquant ici